Anne Pourcel écrit Pour respirer

A 36 ans, Anne Pourcel publie son premier roman qui s’est déjà écoulé à 200 exemplaires. L’histoire d’une trentenaire un peu désespérée qui cherche un sens à sa vie.

Ecrire, elle a toujours voulu le faire. Déjà petite, Anne Pourcel racontait des histoires à sa petite soeur le soir. « Elle me donnait trois mots et je devais inventer une histoire autour », se rappelle cette écrivain nouvelle dans le monde de la littérature. Fin août 2012, à 36 ans, elle a publié Pour respirer son tout premier roman.

Une enfance à Grandcourt (76), un passage rapide au collège à Beauvais, pour entamer ses études secondaires à Rouen, Anne fera des études de biologie cellulaire et moléculaire, pour ensuite devenir professeur des écoles. Ni ses deux petits garçons âgés de 6 et 10 ans, ni son travail qui ne lui prend que les soirées ne peuvent l’empêcher d’écrire.

Ce premier roman, c’est l’histoire d’Angel, une trentenaire prof d’art plastique frustrée par son métier, mélancolique et déprimée qui comble les vides de sa vie à coup de bières au comptoir le vendredi soir avec les copains, et d’après-midi embrumés des vapeurs d’alcool de la veille avec sa meilleure amie Sarah. « C’est une célibataire, écorchée vive, qui entretient des rapports difficiles avec son père », explique Anne. Angel rencontre Mano, un jeune ado talentueux, surdoué du dessin. Elle se décide à tout faire pour aider le garçon à s’accomplir. Elle rencontre aussi Eldric, le père de Mano qui se débat avec la folie de son épouse. « Finalement, ce sont tous des gens qui ont tous un peu la tête sous l’eau et qui poursuivent la quête universelle du bonheur », commente-t-elle. 

« Pas du tout autobiographique », nous dit-elle. Et pourtant, son roman présente de nombreuses similitudes avec l’histoire de son auteur. Anne est en effet enseignante adaptée dans un internat pédagogique. Son job ?  »Aider des jeunes en difficultés à se débrouiller dans la vie avec leurs budgets, leur paperasse », explique-t-elle.

L’écrivain se présente comme une fan de rock, notamment de Noir Désir. on ne s’étonne donc pas de trouver au bout de quelques pages deux références aux interprètes de L’Homme pressé… « Je reprends des choses de la vie, des choses que tout le monde connait », se défend-elle.

Au départ, il y a deux ans, Anne s’est mise à écrire pour elle. « Je me suis dit, tu t’y colles et fonce ma fille. C’était un défi personnel. Mais j’ai commencé sans savoir où j’allais, j’ai suivi le fil de mon histoire », se rappelle-t-elle. Elle aura mis six mois à écrire ses 177 pages. Est arrivé ensuite le moment de la relecture. « J’ai eu du mal à le donner à relire puis à le proposer aux maisons d’édition« , raconte Anne, qui a gardé secret son roman un petit moment, avant d’accepter que ça soeur le relise. « Quand on envoie son manuscrit à un éditeur, c’est par la Poste, c’est anonyme, et ça ne nous appartient plus. » Finalement, l’écrivain un peu timide s’est prise au jeu de la promotion et aime partager son histoire.

Et Anne n’a pas l’intention de s’arrêter là. Son prochain roman, elle y pense déjà :  » Mais pas pour tout de suite, je dois d’abord passer mon permis moto », plaisante-t-elle.

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