Place du général De Gaulle, Rouen
Un article de Rouen Agglo Wiki.
Numéros :
1 •
Statue
Depuis 1865 (pendant le Second Empire), la statue de Napoléon 1er est sur la place devant l'Hôtel de ville. Elle est l'œuvre de Vital Dubray (1813-1892), son piédestal celle de Louis Desmarest et son bronze provient des canons saisis à la bataille d'Austerlitz. Seule statue équestre de Rouen, elle a échappé de peu à la fonte sous la troisième République puis à nouveau pendant la seconde guerre mondiale.
Hôtel de ville
En 1800, la municipalité s’installe durablement dans un ancien bâtiment du XVIIIe siècle de l’abbaye de Saint-Ouen.
La laïcisation de l’édifice commence par la démolition du mur de clôture et des bâtiments annexes. Pour donner à l’édifice un aspect monumental, l’architecte Maillet du Boullay propose en 1824 la refonte de la longue façade de 106 mètres dans le style néoclassique. Un appareil à bossages* et des baies cintrées rythment le rez de- chaussée. Un avant-corps monumental à péristyle*, avec une loggia à l’étage et un fronton, signale le bâtiment officiel.
Les campagnes d’agrandissements au XIXe siècle ne changent pas l’aspect général. Les inscriptions, l’horloge du péristyle, le petit campanile détruit dans l’incendie de 1926, républicanisent l’édifice. Hérité de l’abbaye, le monumental escalier tournant en pierre et rampe en ferronnerie, sert l’apparat municipal, de même que les pièces de réception.
Avec son parquet et ses lambris absorbant la porte de communication, ses fenêtres côté jardin, la salle des mariages est un lieu clos. Le tableau Allégorie des fiancés, par Eugène Delabarre, de 1931, représentant une scène idyllique et pastorale, distille le charme. Le buste d’une farouche Marianne en bronze noir, daté de 1882, arborant un baudrier mentionnant les dates de 1789, 1848 et 1870, évoque l’histoire tumultueuse de la République. Cette Marianne dite “aux trois Républiques” est l’oeuvre du sculpteur franc-maçon, Paul Lecreux.
La salle du conseil a été rénovée en 1960. Le décor métallique réalisé par Maxime Old a occulté les six grandes fresques de 1896 du peintre Paul Baudouin sur l’histoire de Rouen.
Occupant un bâtiment de remploi, cet hôtel de ville a souffert pendant plusieurs décennies de l’absence de plan d’urbanisme initial. Il ne fut désenclavé qu’avec le percement des grands axes, nord-sud et est-ouest.
