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La culture à l’heure d’Internet

L’invitation est publique : on la trouve sur un blog caennais consacré à la danse. Et elle pourrait intéresser quelques lecteurs de Grand-Rouen, puisque ce sera l’occasion d’un débat sur le thème : “la culture à l’heure d’Internet”. Curieusement, on n’en trouve pas trace sur le blog de Catherine Morin-Desailly, qui organise la chose, ni sur l’agenda culturel de la ville de Rouen, alors que cela se passe au Musée des Beaux-Arts. Le numéro de téléphone où se renseigner ne répond pas (on a essayé ce mercredi matin à 9h12). C’est celui de la permanence parlementaire de Catherine Morin-Desailly, comme l’indique le message du répondeur. Le site Internet de l’association est encore inaccessible. Mais le débat aurait le mérite d’être organisé, même si cela ressemble à un jeu de piste.

Discussion

14 commentaires pour “La culture à l’heure d’Internet”

  1. Normal, c’est pas du genre à apprécier les p’tits fours virtuels.
    Tout ce que j’espère c’est un grand four en mars pour ces rigolos.

    Posté par Arnaud | décembre 12, 2007, 9:39
  2. “Tout ce que j’espère c’est un grand four en mars pour ces rigolos”

    Euh là ça devient grave…tu te rends compte ce que tu dis Arnaud?

    Posté par PAP | décembre 12, 2007, 10:24
  3. PAP, je pense que le four éveille en toi quelque chose qui n’a rien à voir avec l’expression telle qu’elle semble utilisée par Arnaud, dans son sens figuré et théâtral :

    “[En parlant d'une pièce de théâtre] Absence de spectateurs, interprétée comme un échec, une déconsidération. Si votre Nana ne chante ni ne joue, vous aurez un four, voilà tout (ZOLA, Nana, 1880, p. 1098).
    Loc. Faire un four. Sa pièce aurait fait un four (GONCOURT, Journal, 1894, p. 510). Faire four (vieilli). Nous faisons four, dit Lousteau en parlant à son compatriote la langue des coulisses (BALZAC, Muse départ., 1844, p. 99). Synon. faire un bide.
    P. méton. Ce qui provoque l’absence de spectateurs. La pièce de Cadol est un four, à ce que m’a dit le commis de Lévy (FLAUB., Corresp., 1869, p. 84). Dès le deuxième acte, il a bien fallu me rendre à l’évidence : une pièce exécrable, un four noir (MARTIN DU G., Notes Gide, 1951, p. 1369) :

    6. Nous n’avons eu qu’un four, une pièce de M. Becque, qui a semblé triste, mais qui a eu ensuite un très grand succès à la Comédie-Française.
    MAUPASS., Contes et nouv., t. 2, Endorm., 1889, p. 1173.
    2. P. ext. [En parlant de tout spectacle ou de toute manifestation socio-culturelle ou artistique] Échec complet. Finalement, quand il s’occupe de quelque chose, on peut être certain que ce sera un four (BECQUE, Parisienne, 1885, II, 7, p. 304) :

    7. Ce roman a été étranglé à sa naissance par Troppmann et Pierre Bonaparte. Il serait juste de le réhabiliter. C’est un four immérité. Georges devrait penser à le réintroduire dans le monde par quelques articles corsés.
    FLAUB., Corresp., 1879, p. 280.”

    Tout cela est tiré de l’excellent Trésor de la langue française informatisé : http://atilf.atilf.fr/

    Ah… la culture et Internet, un vaste sujet !

    Posté par Frederic | décembre 12, 2007, 10:57
  4. PAP, tu ne voudrais tout de même pas les envoyer à la chambre à gaz avant le four. À l’heure où l’on se dresse contre la barbarie… :-)

    Posté par Jean-Pierre | décembre 12, 2007, 11:03
  5. Merci Frederic pour ces précisions, je dois bien l’avouer je ne connaissais pas cette expression…quelques peu ambigüe et à utiliser avec des pincettes…
    Et merci pour le lien!

    Posté par PAP | décembre 12, 2007, 12:05
  6. Dans l’attente heureuse des résultats des cantonales à Rouen y’a quelques années, avec des potes nous savions qu’il devait y avoir la masse de petits fours (et pas des dégueux) sur de grandes tables dans la salle au fond à droite du conseil général. Alors affamé de changements (tu parles plus de 2 siècles de droite !) autant que affamé tout court et assoifés aussi, nous v’là rendus devant les grandes grilles quai Jean Moulin. Un molosse dit à un de nos potes qui avait comme nous tous le sourire jusqu’aux oreilles et la gaité militante : “Tu rentres pas !”.
    Alors je lui réponds : “Mais Citoyens gardien c’est la maison des gens… de la Seine-Maritime.. !” et me vl’à partie dans un flot de paroles citoyennes histoire de le saouler jusqu’à temps qu’il ouvre :-)
    Les grilles ouvertes, nous v’là arrivés dans le hall, passés le couloir des journaleux enfin dans la salle des petits fours et pas perdus pour tout le monde. Miracle ! y’en avait partout ! Des tonnes. ET pis du cidre, pinard et pas du dégueux non plus.
    Nous v’là tous installés à table, ripaillant plus que de mesure (au vu des réactions des amis de Morin-Desailly offusqué-e-s et disant : “oh ! Mais vous avez vu comment ils parlent… comment ils mangent…) et en plus nous levant et applaudissant à chaque fois qu’un conseiller général de gauche gagnait son canton alors que les résultats s’affichaient sur l’écran plasma plat à 50 000 Francs collés sur le mur du fonds.
    Puis la panse et la tête bien pleines nous partimes à plus nombreux qu’à l’arrivée retraversant le corridor des médias consentants en chantant : “au revoir, au revoir président Revet” qui s’est pris un four retentissant.

    Posté par malpaso | décembre 12, 2007, 14:30
  7. Quelle belle histoire madame malpaso! C’est vrai que les petits fours, ça en crée des gesticules dans notre bonne vieille ville. Les Albertinon ne fréquentent plus les vernissages, surtout ceux du musée des beaux-arts, à cause de l’action conjointe des petits vieux et des petits cons de l’école des beaux-arts, chacune des deux tribus doit s’estimer légitimement propriétaire des petits fours à tel point que ça se bouscule et sa s’insulte à qui mieux mieux. Au début c’est comique, on les observe (parce qu’on n’est pas passioné par le discours de madame morin desailly) et on les voit glisser discrètement dans des positions de plus en plus stratégiques, et des les applaudissements, hop! Comme avec San Ku Kaï, c’est la bataille.
    Les petits fours sont-ils nécessaires à la vie d’une ville? Delanoë, on en pense ce qu’on veut, mais il a mis un terme à ça, au balai des petits vieux et des petits cons des beaux-arts. finis le champ et les gâteaux. Du coup, ne vont plus aux vernissages que ceux dont l’intérêt est autre que se bâfrer.

    PS:(Merci à Arnaud et Frédéric, qui sont à l’origine de ma bonne rigolade du jour: mùerci d’avoir embarassé sans le vouloir le sempiternel procédurier d’intentions, qui, on l’a vu n’a même pas l’élégance de s’excuser même lorsqu’il admet s’être trompé, qui plus est par ignorance)

    Posté par Albertinon | décembre 12, 2007, 15:03
  8. Une adjointe albertiniesque et une prof d’économie se targuant d’oeuvrer soudainement pour la danse….

    Nous z’ont pourtant assez fait danser devant le buffet-là ? La coupe est pleine !

    Posté par malpaso | décembre 12, 2007, 15:18
  9. @Frédéric et Albertinon : merci
    @Pap : soupirs… et va t’acheter un dictionnaire et un Paris-Brest stp.
    En tout cas cette réaction à côté de la plaque (de petits fours), illustre à merveille l’inanité de l’équipe municipale actuellement en place, déjà qu’ils n’ont pas de vocabulaire, on se demande ce qu’ils peuvent bien comprendre à la culture, y a qu’à voir la gueule des statues sur le pont, la fermeture du hangar 23, le serpent de mer du centre national d’art dramatique qu’on nous ressort du chapeau et heureusement qu’on a un directeur de musée compétent. Pendant ce temps le père la morale de maire de Rouen se prend pour un grand architecte.

    Posté par Arnaud | décembre 12, 2007, 16:09
  10. Françoise Benhamou, elle a sa petite chronique « économie culturelle » sur les ondes de France Culture. Souvent intéressante, la proffe. Je pense qu’elle sait autant qu’Arnaud ce que veut dire « culture ». (Mon p’tit compteur ne va pas tarder à marquer -5. On parie ?) :-)

    Posté par Jean-Pierre | décembre 13, 2007, 9:23
  11. Moins six à mon premier commentaire… Où va-t-on s’arrêter ? :-)

    Posté par Jean-Pierre | décembre 13, 2007, 14:08
  12. A Jean-Pierre :
    “tu ne voudrais tout de même pas les envoyer à la chambre à gaz avant le four.”
    Tenter de coller une “diffa” contre l’auteur de ce site est la preuve de ton appartenance à la caste française en vogue des “crétins qui réfléchissent”.

    Posté par malpaso | décembre 15, 2007, 9:17
  13. Malpaso, tu veux bien m’expliquer ?

    Posté par Jean-Pierre | décembre 15, 2007, 11:35
  14. Non, finalement, c’est moi qui m’explique.

    Si par une “ diffa », tu entends diffamation, je peux t’affirmer que je n’ai jamais dit quoi que ce soit contre l’auteur de ce site, Sébastien himself. La phrase que tu cites, elle est tirée d’un commentaire en forme de blague adressé à Pap. En relisant, je m’aperçoit d’ailleurs qu’il aurait dû être adressé à Arnaud. Que Pap me pardonne.

    Donc, de diffamation contre Sébastien Bailly, nenni.

    Ensuite, mon commentaire ne prouve rien quant à mon appartenance supposée à une caste, fut-elle en vogue. Quant aux crétins qui réfléchissent, il me semblaient que les crétins pouvaient faire beaucoup de choses à part réfléchir.

    Ceci dit, si tu veux dire par là que j’appartiendrais à une catégorie socio-professionnelle de la classe des possédants, bourgeois et héritier d’une longue lignée de dégénérés, je peux t’assurer que tu te trompes sur toute la ligne. Mon père bossait à la chaîne aux usines Facel et ma mère arrondissait les fins de mois en faisant des ménages. Alors laisse-moi rigoler ;-)

    De plus, je vis de mon travail, et je ne perds pas mon temps à aller exciter des gamins à l’université pour tenter de les amener sur les chemins glorieux de la révolution, vers le Grand soir et les lendemains qui chantent. Pour un bien piètre résultat, d’ailleurs. Enfin, tu y crois, c’est le principal et je te souhaite d’être heureuse dans un altermonde où nous serons tous égaux, surtout certains. Bonjour chez toi.

    Jean-Pierre, crétin qui réfléchit.

    Posté par Jean-Pierre | décembre 16, 2007, 17:01

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