A Rouen, Euro-visions produit des disques depuis 1995. Une belle aventure musicale sur laquelle revient Cédric Morel, qui a accepté de répondre aux questions du Rouennais.
Euro-visions a fêté ses dix ans en 2005,
pouvez-nous nous raconter cette aventure en quelques
mots ?
C’est vrai qu’en 10 ans, nous avons parcouru du
chemin… Créer un label n’est pas si difficile, en
fait, comme en témoigne le grand nombre de
micro-labels en France et dans le monde. Je les
appelle des micro-labels, parce qu’ils restent dans
des circuits très confidentiels, et restent très
artisanaux (ils gravent eux-mêmes leur CD, impriment
les pochettes chez eux, etc.). Euro-visions, dès le
départ, a eu au contraire l’ambition de jouer le jeu
du marché de la musique, tout en ayant le désir de
suivre une ligne artistique originale. Le premier
disque sorti sur le label, en 1995, est un album
d’April March, « Gainsbourgsion ! », qui est aussi le
premier disque de la discographie de cette Américaine
qui a ensuite fait la carrière que les amateurs de pop
connaissent. A l’époque, la presse musicale s’est
moquée de nous, même si elle clame maintenant le
talent de cette artiste. C’est le problème au début :
on n’a aucune crédibilité, tant vis-à-vis de la
presse, des distributeurs, des artistes, que du
public. Mais petit à petit, en travaillant, on apprend
beaucoup, et on parvient à faire ses preuves.

Vous faites la part belle au disque vinyle, c’est
un support qui a encore de l’avenir ?
Eh oui, la preuve ! Le milieu DJ a beaucoup contribué
à assurer une vie au vinyle, malgré l’arrivée du CD
qui, naturellement, reste largement plus répandu. Mais
le vinyle continue de fasciner, parce que le son est
différent, parce que l’objet est beau, et il y a
finalement encore pas mal de gens qui possèdent une
platine, ou même qui en achètent une. Les 3 Maxis 45 t
que nous avons sortis se vendent bien, et la réédition
du « Pop Symphony » de 1970 en vinyle suscite un
intérêt très important. Bref, plutôt que de craindre
ou de déplorer vainement la disparition du vinyle,
nous avons décidé d’en sortir, et il n’y a pas de
raison que ça ne marche pas si tout le monde joue le
jeu.
Quelles sont les réalisations dont vous êtes les
plus fiers ?
Ce dont nous sommes le plus fiers, c’est avant tout de
parvenir à sortir des disques, et de les accompagner
du mieux que nous le pouvons. Chaque disque, chaque
artiste est différent et nous amène son lot de
fiertés. Ce n’est pas comme si nous étions une major
pour laquelle les références du catalogue sont des
produits parmi d’autres. Si nous avons souhaité signer
DJ Aeon 7, Day is Dying et Laurent La Torpille, que
nous venons de sortir tous les trois en vinyle, c’est
parce que les trois nous semblaient excellents, chacun
dans leur genre. De même, quand nous signons un groupe
comme La Maison Tellier, c’est, au risque de paraître
prétentieux, parce que nous sentons que notre travail
commun va donner lieu à des créations originales et de
très bonne qualité. Lorsqu’on sort une dizaine de
disques par an, on a le temps de les choisir, de les
produire, de les choyer. C’est là toute l’essence d’un
label indépendant comme Euro-visions.
Le site web d’Euro-visions (ne manquez pas la zone "Classe prestige", où l’on s’amuse bien…)
Intéréssant!!!
Faudrait savoir que:
De mieux en mieux
C’est drôle de voir dans le dernier N° de Magic avec Belle & Sebastian en couverture, une pub pour E…. Quand on sait que j’ai crée ce label et que j’ai laissé les loups dans la bergerie: “on est là pour t’aider ne t’inquiète pas”. Si j’avais su que mes anciens “collègues”, outre une inculture musicale crasse, ne pensaient qu’à faire du fric,et ce, par tous les moyens,ainsi qu’au mépris de certains concepts , je me serais abstenu. Quand on sait que le disque mis en avant dans les publicités et chroniqué plusieurs fois est disponible sur le marché grâce à mes efforts et ma conaissance du sujet, ça fait tout drôle de le voir présenté comme étant le bébé de ces deux individus…Le bateau est géré sans timonier (directeur artistique) et, qui plus est, navigue grâce à un travail dont je n’ai jamais été remercié. J’espère qu’il sombrera rapidement… L’infâmie pourrait s’arrêter là,je me suis fait “emprunter à titre définitif” le nom de la société, son logo, son catalogue, sa charte graphique…et voilà !
Mais les deux ”Ténardier” se permettent de vendre un disque en hommage à un réalisateur culte portant Stetson et lunettes noires ainsi qu’à son acteur fétiche, disque créé de A à Z par votre serviteur et Alexander Faem !
Nos noms ne sont pas crédités sur la publicité (un oubli ?) , laquelle met en avant les noms des invités -Helena Noguerra, April March etc- (”C’est plus vendeur, coco !”)
Bien sûr personne ne touche une quelconque royalty…
Idem pour mon ami Kevin C… Le pauvre s’est fait embarquer dans un enregistrement pour E… qui ne verra jamais le jour ! Notons que ces enregistrements se sont faits à ses frais et que l’argent promis par contrat par les deux tycoons ne lui est jamais parvenu…(Le chèque a du disparaitre lors du tsunami…)
Quand en plus on sait qu’en plus les deux phénomènes on commis (et commettront sûrement) d’autres méfaits…(Sûrement dû à leur candeur, en effet, ils ne semblent pas savoir qu’il existe une compilation de textes appelée : “La Loi” et “l’Ethique”…) Le portrait me paraît complet. Je n’en dirai pas plus, je tiens à finir de rassembler mes documents pour étayer et prouver mes dires en attendant l’assaut final…
Je vous avoue que j’écris ce texte en étant pour le moins en colère…
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Sunday, February 12, 2006
A bon entendeur
Comme tu le sais peut-être, j’ai créé le label euro-visions, en ai trouvé le nom et même sorti 3 Cd’s avant de prendre des associés…J’ai dû quitter ce label pour des raisons de divergences artistiques et surtout d’incompatibilité d’humeur -pour rester simple.-
Bref, je me suis fait voler mes concepts et mon label par des oportunistes régionaux peu regardants sur les méthodes et je ne m’attendais donc pas des actes élégants de la part de mes anciens collègues. Cependant je tiens à te dire au sujet de “Pop Symphony” de Jason Havelock/Eric Demarsan, que J’AI redécouvert ce disque,que J’AI négocié la réédition avec Pierre Cardin et que J’AI acheté les LP’s, 33T que J’AI prêté mes ex-associés et que je n’ai jamais pu récupérer… Ca ne changera pas grand chose, ce qui est fait est fait, mais je tenais ce que tu le saches, cher lecteur de ce blog.
En tout cas moi je travaille sur de nouveaux projets et un nouveau label dont tu entendras parler :-))
Jean-Emmanuel