Si 62 délégations étrangères sont venues visiter le réseau qui sillonne
l’agglomération depuis 2001, c’est parce que TEOR est exemplaire.
On ne peut donc que regretter les retards pris dans sa réalisation.
Impossible, aujourd’hui, en traversant Rouen, d’ignorer les travaux en cours pour la poursuite de l’aménagement de TEOR.
À Rouen, huit arrêts sont entrain de sortir de terre entre le Théâtre des Arts, rue du
Général-Giraud, et les Ursulines, route de Darnétal.
Huit arrêts, et autant d’aménagements qui vont profondément changer le cadre de vie.
La place Jacques-Lelieur et le trottoir des Nouvelles Galeries s’apprêtent ainsi
à accueillir les quais d’une de ces stations : un projet « lumineux et moderne », selon l’Agglo de Rouen. Cette
réalisation accompagne une rénovation complète de la place (image).
Ces travaux devraient aboûtir fin 2006. La circulation automobile sera alors interdite sur un tronçon de 200 mètres
compris entre la place et la rue Grand-Pont.
Au regard des nombreux articles parus dernièrement dans la presse et sur votre blog, à propos de TEOR et du Métro rouennais, articles louant le développement et le rayonnement de l’un et le succès commercial de l’autre, difficile de ne pas être emporté par ce concert exclusif de satisfaction. Notre réseau est-il à ce point exemplaire ? Dans un précédent commentaire (23/11/2005) j’interrogeais la pertinence des choix de certains matériels roulants au regard de la lisibilité et de l’efficacité globale du réseau en comparant notre agglomération à celle de Lyon.
Des chiffres : ceux de la fréquentation du réseau rouennais comparés à ceux des autres agglomérations possédant la même longueur de ligne en site propre, montrent que cette fréquentation est plus de 30% inférieur dans notre agglomération. Intervenant dans le cadre du Débat sur le Contournement Est des Conseillers de quartier de Rouen ont interrogé cette situation en rencontrant les habitants. Ainsi, il ressort de ces rencontres de terrain que la conception même de ce réseau de transport en commun semble en être l’explication majeure. En effet, pensé essentiellement en terme d’irrigation des zones les plus denses sans prise en compte de la dispersion de l’habitat et d’un de ses corollaires, l’intermodalité (changement de moyens de transport sur un trajet), ce réseau ne privilégie pas une approche fonctionnelle de la Ville. Au-delà de son rôle de transporter les personnes d’un point à un autre, permettre de vivre la ville, dans sa dimension collective, ne devrait-il pas être d’abord l’objectif d’un réseau de transport en commun ? Si tel doit être le cas, et c’est ce que je crois, l’exemplarité doit porter autant sur la globalité et la cohérence de celui-ci que sur la qualité du matériel roulant ou des stations.
Petit coup de Gueule sur les traveaux du TEOR …. Déja du retard encore du retard personne sur le chantier rue Alsace Lorraine. Chantier vaste chantier (pour rester polis) entrepris sur Rouen Voici comment faire mourir le petit commerce de Rouen …
Au secours pire que la grippe Avière “Les traveaux du TEOR” de Rouen Mais ou sont les Elus …