A partir des trois premières enquêtes de recensement, des estimations de population, datées du 1er janvier 2005, ont été calculées pour les onze plus grandes communes de Haute-Normandie. Ces résultats ont été publiés dans Aval la revue de l’Insee en janvier 2007. Résultats intéressants, puisqu’ils donnent une idée de l’évolution de la population des communces depuis 1999.

Rouen gagnerait 3 000 habitants depuis 1999 et confirmerait son regain démographique amorcé dans les années 90. Les comparaisons avec le précédent recensement montre que quasiment toutes les autres communes, à l’exception de Sotteville-lès-Rouen qui conforte sa place de deuxième ville de l’agglomération rouennaise, enregistrent un léger tassement de leur population, beaucoup plus net au Havre, à Mont-Saint-Aignan, Saint-Étienne-du-Rouvray et Fécamp. Dans ces villes, le nombre moyen de résidents par logement est en baisse ce qui expliquerait que malgré des constructions nouvelles, le nombre d’habitants ne progresse pas.
Sébastien>je n’ai pas bien compris ta dernière phrase : “Dans ces villes, le nombre moyen de résidents par logement est en baisse ce qui expliquerait que malgré des constructions nouvelles, le nombre d’habitants ne progresse pas.” A aucun moment, tu ne parles du nombre de résidents pas logement. Ou alors il faut prendre l’équation dans l’autre sens.
Euh… qu’est ce que tu ne comprends pas, exxon ? Il y a de moins en moins de résidents par foyer, ce qui explique que, bien que le nombre de logement augmente, le nombre d’habitants ne progresse pas.
Il faut prendre en compte l’interet grandissant des parisiens de preferer Rouen à la banlieue, meme si la SCNF n’est pas au top, le logement y est beaucoup plus abordable, pour eux.
Il faut prendre en compte que les recensements sur ces grandes communes sont découpés par quartiers. Chaque année, un sélection de ceux-ci est visitée ; tous l’auront été à la fin 2008. La méthode est d’extrapoler les premiers résultats au reste de la commune.
Il suffit d’avoir commencé par un quartier démographiquement dynamique (ou inversement) pour que les statistiques (qui ne sont pas officielles, mais bien temporaires) soient faussées.
Pour illustrer cela : on nous annonçait l’an dernier que Rouen gagnait 12000 habitants. Les visites 2006 ont relativisé cela de manière évidente, et la tendance se confirmera peut-être dans les deux ans à venir.
En résumé : ce genre de statistique est infiniment moins crédible qu’un sondage à quatre mois des présidentielles. C’est dire…