La Commission Nationale Informatique et Liberté est là pour défendre notre liberté face, notamment, aux multiplications des risques de fichage liés à l’utilisation des nouvelles technologies. Pierre Albertini, maire de Rouen, et également député, avait déposé à l’Assemblée nationale un amendement (le 204) à la loi de finance 2006.
Conséquence de cet amendement : le budget de la CNIl aurait été divisé par deux. Même si l’intention de départ était louable : augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle, les conséquences n’étaient pas les bienvenues et auraient même provoqués la colère du président de la CNIL. Déjà déficitaire de près d’un demi-million d’euros, la commission disposait en 2006 de seulement 80 salariés pour un budget de 9 millions d’Euros. A comparer à son homologue allemande qui dispose de 400 salariés…
Résultat des courses, Pierre Albertini est obligé de retirer son amendement. Il n’avait manifestement pas prévu cette conséquence, si l’on en croit le compte rendu des débats où il dit : "il est apparu après coup que les transferts proposés auraient créé une
difficulté majeure à la CNIL. (…) en accord avec le
président de la commission des finances, je retire cet amendement."
Pas facile de jouer avec le budget de l’Etat.
le compte rendu est ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2006-2007/053.asp#P105_26939
sincèrement ? cet article n’a aucun intérêt et je trouve “l’attaque” contre P. Albertini des plus faibles. surtout lorsque l’on connaît les rouages législatifs. contentons-nous de juger le maire, au bilan plus que médiocre, avant de tacler son travail parlementaire, loin d’être aussi dérisoire. quant au titre, ça sent l’agit-prop mal faite : P. Albertini voulait diviser le budget de la CNIL par deux ? Pourquoi ce point d’interrogation ? Pourtant inutile après une phrase affirmative. Ou alors il fallait écrire P. Albertini voulait-il…? en tout cas, c’est réducteur et c’est prendre les lecteurs pour des glands. Plus logique, le titre aurait dû être : P. Albertini voulait augmenter les crédits de l’aide juridictionnelle. Moins cool comme angle d’attaque, je le concède.
Suis assez d’accord avec exxon, c’est limite limite ce titre, même si la suite de la note précise parfaitement le contexte.
Aaaaalala la ponctuation c’est important :-))
Un titre a deux fonctions : informer et faire lire. Il tire, parfois, plus d’un côté que de l’autre. Il se trouve que les articles publiés ailleurs sur ce sujet le sont sur l’angle du budget de la CNIL, peut-être à cause de la prestation du président de la CNIl sur une chaine de télévision parlementaire à ce propos.
Si il y a un point d’interrogation à la fin du titre, c’est bien que je mets en doute cette version : P. Albertini n’a certainement pas voulu diviser le budget de la CNIL par deux. Il n’avait pas prévu, manifestement, cette conséquence de son amendement. Mais je crois l’article assez clair sur ce sujet.
Reste à savoir si tout cela est intéressant, ou non, et si ça a sa place ici. J’ai jugé que oui. Mais je suis tout à fait prêt à reconsidérer ma position.
Je le supprime, cet article ?
Mais c’est qui le boss ici?
Pourquoi se demander si l’article doit être supprimé, alors que les réactions sont très intéressantes?
“informer, faire lire et faire réagir” non?
Ton article est très bien !
l’ambiguité de l’interpretation du point d’interrogation peut laisser cours à des réactions comme celle d’exxon.
(parfait et interressant comme info et à parfaitement sa place ici ) mais le titre est un peu too much
Amha c’est pas à nous (lecteurs) de décider de la suppression d’un article !!! manquerais plus que ca !
idem que mme zigouis, ce qui compte c’est le débat, donc longue vie à,cet erticle
sur le fond, aussi je prefere que les caisses de l’état sortent + d’argent pr l’aide juridictionnelle que pr la CNIL
C’est également la CNIL qui s’embrouille dans ses fiches à destination de la police et autres organismes susceptible de les consulter.
N’est-ce pas ?
Je le supprime ce commentaire ?
une attaque bien basse. Avant d’écrire il faut se documenter.
Je trouve en effet les commentaires de Sébastien un peu forcés. Pierre Albertini a en effet modifié son amendement pour tenir compte des observations formulées a posteriori par la CNIL. Comme il l’a précisé en séance publique, si cet organisme avait informé le rapporteur spécial et donc l’Assemblée nationale à travers lui, de ses difficultés de trésorerie, il aurait rédigé son amendement autrement. En plus, pour ceux qui connaissent la procédure parlementaire, c’était surtout beaucoup de bruit pour rien. En application de l’article 40 de la Constitution, les parlementairss ne peuvent aggraver une charge publique. Résultat, ils sont obligés de “compenser” leurs amendements afin de passer le barrage de la recevabilité financière. Autrement leurs amendements sont rejetés sans discussion. L’amendement sur l’aide juridictionnele de Pierre Albertini était donc “compensé” sans contrainte pour le Gouvernement qui n’a pas à tenir de la compensation formellement proposée. Cela s’appelle la fongibilité des crédits !
Mouai…
Ca fait combien de citoyen-ne-s en plus qui vont bénéficier de l’aide juridictionnelle et de contrôle en moins du droit de “vérification et de rectification des données” nous concernant ?