« La mérule menace la Normandie », ce gros titre, dans Liberté-Dimanche du 18 mai 2004 avait de quoi faire frémir. Qu’on en juge plutôt : « La serpula lacrimans, appelée "mérule" est un champignon qui se nourrit de cellulose, substance principale du bois. Ses spores s’introduisent dans le bois qui va s’humidifier et se décomposer, pour ensuite la nourrir. Elle causera des dommages irréversibles au bois, et, en outre, pourrait être nuisible à la santé. La croissance de la mérule dépend de la température, de la lumière, de l’humidité, et de la nature du bois. Ainsi, une cave humide et obscure, qui a une température constante d’environ 20°, favorisera le développement de la mérule, surtout sur certains bois, comme celui provenant de conifères. Ce champignon se développera plus facilement dans les pièces dépourvues de ventilation ou celles qui sont affectées d’une humidité anormale, par exemple à la suite de fuites d’eau. » Encore plus inquiétant : "Les spores de la mérule se retrouvent partout dans l’air, et peuvent se déposer à n’importe quel endroit. Elles peuvent traverser le bois, la maçonnerie, et même les briques: ainsi, elles s’étendent facilement d’un immeuble à l’autre! Tout immeuble pourrait donc être atteint, et il faut veiller à ne rien faire qui pourrait favoriser son éclosion." (Source).
Et la mérule est donc au coeur de Rouen, dans le centre historique, où les maisons à pans de bois sont si nombreuses. Ce serait le patrimoine historique de la ville qui serait menacé. Rien que ça.
L’histoire est particulièrement désagréable pour Sébastien Ancel, qui explique sa mésaventure sur www.injustice.fr, avec force détails. Il se bat depuis l’an 2000, et estime aujourd’hui que ses locataires sont en danger. Ce qu’il attend, outre le dédommagement pour les pertes qu’il a subies : le relogement des locataires de l’immeuble atteint, au 4 rue de l’Ancienne Prison, dont il est propriétaire. Selon lui, « les parties communes de cet immeuble sont très abîmées et l’escalier menace de s’écrouler à n’importe quel moment ». Et « les services sociaux auxquels se sont adressés [s]es locataires auraient déclaré ne rien pouvoir faire tant que la mairie n’a pas prononcé d’arrêté d’interdiction d’occupation. »
Outre le fait, donc, que la mérule menace le centre historique de la ville, des hommes et des femmes seraient maintenant en danger. Voilà un dossier qui mérite sans aucun doute des éclaircissements.
Bonjour,
Je vous remercie de vous faire écho de cette affaire qui ne semble plus intérréssé grand monde dans l’agglomération de Rouen. Pour Information, le procès en Appel est prévue le 23 septembre 2008, et nous en somme enore à tenter de démontrer que les immeubles étaient bien mitoyen…..on croit réver…