La carte Atout est en place dans les écoles de Rouen. Disons le tout net, sur le papier, c’est un beau système.
La carte est utilisée à partir des bornes implantées dans les écoles. Elle permet de sélectionner chaque jour les services fréquentés par l’enfant. Un compte préalablement ouvert par la famille à la régie municipale, intitulé « compte famille », permet d’enregistrer toutes les prestations utilisées par les enfants d’une même famille. Un relevé unique de ce compte sera transmis à la famille, alors qu’elle recevait auparavant plusieurs factures selon des modalités différentes.
Concrêtement, tous les matins, lorsqu’il arrive à l’école, l’enfant sélectionne sur la borne les services qu’il va consommer dans la journée (restauration, garderie, etc.). Et la comptabilité gère le tout automatiquement.
La carte est délivrée gratuitement. En cas de perte, vol ou destruction, la carte sera renouvelée au prix de 6,00 € T.T.C.
Alors, ça marche ? Le témoignage de certains parents, de petits de maternelle, est assez partagé. Si le système est intéressant, parce qu’il facilite la facturation et le paiement, il n’est pas toujours bien vécu, et suscite des craintes. Faire pointer un bambin de 3 ans est manifestement parfois mal vécu. Sans compter, même pour les plus âgés, les risques d’erreurs : gare à ne pas appuyer pour des prestations qu’on ne consommerait pas et qui risqueraient fort d’être facturées. Responsabiliser les enfants, c’est bien, mais jusqu’où ? Et puis, 6 euros pour remplacer une carte perdue, ça risque de finir par faire cher pour certains…
Vous vivez ça comment ?
La photo a été "empruntée", sur le site de l’école André Pottier.
comme le dit à très juste titre sebastien, le système est interessant, rationnel et permet aussi toutes les extensions possibles à terme pour les primaires. Neanmoins pour les maternelles, effectivement, en tant que parent, faire pointer des enfants de trois à cinq a quelque chose d’assez étonnant, et c’est l’ensemble des remarques qui fusent dès la première journée. D’autre part, beaucoup de questions..quid des respondabilités, de l’assurance, si un matin l’enfant ne pointe pas sur le bouton garderie du soir…(ou s’absente dès la fin du temps scolaire…)
Dans la mesure où le personnel muncipal dont la qualité n’est pas à remettre en cause - mais dont la formation proposée par la mairie est perfectible (pas ou peu de plan de formation, car vacataires nous dit-on); ce système ne permet pas toujours une responsabilisation de tous les acteurs et une sécurisation de toute la chaîne…
en conséquence, le système qui va se profiler, c’est le pointage des parents (c’est déjà ce qui se fait) et pas des enfants) Quel interêt alors pour les bambins ? une sécurisation des prestations et de leur paiement ? une demande de la société de restauration scolaire ? quel est plus pour l’ensemble des acteurs, y compris les plus concernés, nos enfants ?
beaucoup d’incompréhension.
Cela part d’une bonne idée qui aurait eu le mérite d’être experimentée sur plusieurs sites pilotes.
2) deuxième question, qui paie le système et combien d’equivalent temps plein (c’est à dire d’emplois) cela permet-il d’economiser à la mairie….??
Eh oui il faut vivre avec son siècle. Les enfants sont bien plus réceptif à ce genre de chose que les adultes et ils prennent vite leurs habitudes. Le système pourrait d’ailleurs être coupler avec un accès Web pour les parents. Il existe un embryon de dossier famille également dans une commune de l’agglomération d’elbeuf où les parents peuvent consulter à distance l’état du compte. Tout cela est a étudier et à débriffer, mais je pense que cela peut être très utile et décliné pour beaucoup de chose concerant la vie scolaire de l’enfant ainsi que ces activités para scolaire etc…Il ne faut pas avoir peur du progrès.
Lecteur assidu du Rouennais, je n’ai pas pour habitude de la ramener en particulier si je n’ai rien de pertinent à dire. Le sujet du jour peut paraître plus anodin qu’un débat sur le bien fondé de l’angle rédactionnel de Liberté Dimanche, néanmoins je me lance. Et surtout, dans un premier temps, je rigole un peu: “le traumatisme de l’enfant qui pointe…”, il ne faut pas exagérer. Pourquoi pas un âge limite pour les laisser composter leur ticket de bus? La dérive critique a ses limites et les perpectives cataclysmiques sont souvent le signe d’un tempérament dépressif (non?)…alors calmons le jeu. Le système fonctionne très bien ailleurs…si le terme “pointer” vous choque, éveillez votre lexique: “badgez”,”bipez”, buzzer”, éclatez-vous. Et puis, la plupart du temps, la carte est perdue dans le cadre de l’école…on la retrouve souvent très vite. Quant aux facturations de prestations non souhaitées…ne prenons pas les responsables pour des imbéciles…si l’enfant n’est pas présent à la cantine ou à la garderie du soir…il est toujours possible de reporter le paiement sur une autre échéance. POsitivons un peu et n’ayons pas systématiquement le réflexe “sensationnaliste”: on nous ment, on nous spolie, les enfants sont plus subtiles que ça.
Buzz l’éclair> Mon papier initial était inspiré par le témoignage de parents inquiets ou insatisfaits. Le témoignage de pb va dans ce sens.
Personnellement, sur le papier, comme je l’ai écrit, je trouve que c’est un système intéressant.
Depuis, j’ai eu des échos plus positifs, comme le tien. Dont acte.
C’est ça aussi un blog : confronter des expériences.
De toute façon c’est bien connu, il n’y a que des mauvaises choses qui sont faites à Rouen…
Moi je trouve ça une idée origiale qui peut avoir quelques souçis à l’allumage comme toutes nouvelles pratiques, encore une fois il faut laisser le temps, et surtout ne pas se contenter de jugement hatif
J’attendais avec pessimisme cette installation. Elle a commencé très en retard. On l’attendais à la rentrée, et c’est arrivé 3 semaines après. Je m’attendais également à un foutoir monstre tout les matins, devant les 2 seules machines prévues à cet effet. Je n’étais pas tellement pour le fait que ce soit les enfants qui badgent, surtout en maternelle. Mais au final, tout se passe bien. Les enfants sont super contents de s’occuper du planning de leur journée. Il n’y a pas trop d’embouteillage devant ces badgeuses. Reste à voir si le but de la facturation plus facile obtiendra un bilan aussi positif. En bref, je trouve ça pas mal.
moi, je trouve ça plutôt pas mal, et sur l’aspect “technique”, je suis sur que la plupart des enfants (qui st nés avec internet and co) maitrisent mieux ces contraintes technologiques que leurs parents !
Je ne sais pas qui d’entre vous pratique tous les matins le pointage de vos enfants: il y en a aussi dans les crèches.
Pour parler vrai, cette “technologie” reste très peu utile (1) et coûteuse (2), mais le plus grave c’est qu’elle donne de “bonnes” habitudes aux tous petits : contrôle de présence et crédit à la consommation et permet de dénoncer le comportement des “mauvais” parents: les retardataires dont les enfants ne peuvent plus manger à la cantine, les mauvais payeurs, ceux qui ne toucheront plus les aides de la CAF etc.
(1) Est-ce utile?
Avant la carte Atout:
- de simples tableaux à l’entrée de chaque classe, avec un feutre au bout d’un fil pour cocher cantine et/ou garderie (personnellement, je le fais au début de l’année et je n’y pense plus),
- une information quotidienne à la mairie des modifications,
- une facturation trimestrielle de la garderie (pratique pour remplir la feuille d’impôts sur le revenu),
- une facturation mensuelle de la cantine (comme n’importe quel prestation habituelle).
Après la carte Atout:
- pointage tous les matins sur deux bornes pour plus de 80 enfants (et 80 parents), soient 160 personnes en moins de 20 mn,
- la vérification et les corrections tous les jours par les dames de service pendant plus d’une demi-heure, pendant laquelle elles ne s’occupent pas des enfants,
- des bornes en panne régulièrement,
- des difficultés majeures pour remplir la feuille d’impôt, case garde d’enfants (où sont mes justificatifs?)
(2) Combien ça coûte?
Le tiers du budget annuel (300 keuros) mobilier et informatique des écoles municipales concernées soit un contrat de 500 000 euros sur 5 ans.
Je ne suis pas sûre que ce produit “séduisant” d’après un certain nombre d’entre vous corresponde à “une bonne gestion des deniers publics” et surtout à une priorité pour la mairie en partenariat avec l’éducation nationale. Où sont les ordinateurs? Quid d’un éducateur spécialisé en technologies de l’information? Mais il y a pire, c’est la base de données de l’éducation nationale où figure des mentions comme “date d’arrivée en France”…optionnelle pour l’instant!
Au fait, qui a le marché de la mairie de Rouen?